
Longtemps soliste de l’Ensemble Intercontemporain, Jean-Guihen Queyras est profondément influencé par son travail avec Pierre Boulez. Sa discographie, marquée par l’éclectisme, comprend aussi bien des œuvres de Haydn (sur instrument d’époque) que de Dvořák ou de compositeurs du XXIe siècle.
Ses récitals solos au Triphony Hall à Tokyo ou au Théâtre du Châtelet à Paris offrent une résonance contemporaine au répertoire plus ancien. Ainsi, il a associé les Suites de Bach (enregistrées en 2007) aux Echos commandés à Kurtág, Amy, Fedele, Nodaïra, Mochizuki et Harvey, projet qui connut le succès au Konzerthaus de Berlin, à la Musikhalle de Hambourg et à la Cité de la Musique.
Invité par les orchestres du monde entier (Philharmonia de Londres, Orchestre de Paris, Tokyo SO, Radio-Sinfoniorchester de Saarbrücken, orchestres de la SWR, BBC National Orchestra of Wales, Prague Philharmonia, Tonhalle de Zurich, The Hallé, City of Birmingham Symphony Orchestra...), Jean-Guihen Queyras a joué sous la direction deHeinz Holliger, Frans Brüggen, Jiří Bĕlohlávek, Leonard Slatkin, Oliver Knussen, Bruno Weil, András Ligeti, Philippe Herreweghe ou encore David Stern.
Passionné de musique de chambre, il a pour partenaires Emmanuel Pahud, Isabelle Faust, Alexander Melnikov et Alexandre Tharaud, et fondait en 2004 le quatuor à cordes Arcanto avec Tabea Zimmermann, Antje Weithaas et Daniel Sepec. 2008 a été une année particulièrement importante dans la carrière de Jean-Guihen Queyras : en mars, il était distingué par les Victoires de la Musique Classique dans la catégorie “soliste instrumental de l’année” alors qu' en novembre de l'année précédente, il était élu “Artiste de l’année” par les lecteurs de la revue Diapason.
Jean-Guihen Queyras est professeur à la Musikhochschule de Stuttgart et co-directeur artistique des Rencontres Musicales de Haute-Provence (Forcalquier).
Depuis novembre 2005, Jean-Guihen Queyras joue un violoncelle de Gioffredo Cappa de 1696 prêté par Mécénat Musical Société Générale.