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L'événement du mois

BIENVENUE SUR LE NOUVEAU SITE HM !
Avec ce nouvel enregistrement de la Création de Haydn, dirigé par René Jacobs, harmonia mundi vous invite à découvrir un site entièrement rénové.

L'événement du mois


Julia Kleiter, soprano
Maximilian Schmitt, ténor
Johannes Weisser, basse
RIAS Kammerchor
Freiburger Barockorchester
René Jacobs
CD HMC 902039.40
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"Évident ! C’est l’adjectif qui s’impose, et on pouvait s’en douter." [...] À partir du Chaos,"et jusqu'à la fin, Jacobs ne lâche plus rien et l’œuvre est tendue comme un arc : le chœur du Rias est enthousiasmant par sa force, son implication dans chaque syllabe, l’infinie souplesse de sa dynamique et son élocution : le finale de la première partie (I, 14) est tout simplement tétanisant.[...] Quelle jeunesse du monde ! Assurément ce n’est pas l’idée du péché originel qui hante Jacobs.  Car c’est là finalement que ce chef étonne (comme dans nombre de ses Mozart) : sa faculté de rajeunir les partitions auxquelles il s’attaque, quitte à privilégier ici un traitement opératique et à oublier ce que peut avoir d’un peu pesant le mot d’oratorio. En tout cas, jamais la frontière entre ces genres n’a été aussi poreuse, jusqu’à disparaître. L’hommage au Mozart de la Flûte enchantée de la seconde partie a rarement sonné avec une telle justesse festive, et le clin d’œil à l’opéra en général se trouve jusque dans l’emploi plus fourni et d’une belle fantaisie du pianoforte dans les parties récitatives. Le Barockorchester est tellement idéal que j’allais l’oublier : il coule comme un sang vigoureux dans les veines de Jacobs et ne fait plus qu’un avec lui, pour notre plus grand enchantement.
Haydn disait de sa Création : « J’y mets le temps parce que je veux qu’[elle] dure ». Son vœu ne pouvait être mieux exaucé que par cette re-Création. Un maître-disque ! » Xavier de Gaulle.
À lire dans le prochain numéro (daté novembre) de la revue « Classica ».


En partenariat avec Radio classique. Coup de cœur Arte.

Nouveautés de novembre

7 nouveautés & 8 rééditions à découvrir

Nouveautés de novembre

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Jan Pieterszoon Sweelinck

Psaumes francais & Canciones sacrae 

Jan Pieterszoon Sweelinck

Une vitalité rythmique et une intensité expressive en tout point exemplaires

"Reuss et les seize chanteurs de la Cappella Amsterdam peaufinent une couleur chorale nettement septentrionale, une plastique assez froide où prime l'homogénéité, et dans le même temps séduisent par une rare souplesse dynamique. Chaque psaume est précédé de la version monodique de sa mélodie de référence, empruntée au psautier genevois de Clément Maro tet Théodore de Bèze.[...]

L'interprétation des motets la tins, soutenus par un continuo efficace et discret, n'appelle que des éloges. La lisibilité de la polyphonie, aux entrelacs profus et particulièrement complexes, est toujours parfaite, et la direction analytique de Daniel Reuss imprime une vitalité rythmique et une intensité expressive en tout point exemplaires. En témoigne le Magnificat jubilatoire ou encore le poignant De profundis, qui comptent parmi les grands moments d'un album judicieusement organisé." Diapason, novembre 2009.


Capella Amsterdam

Daniel Reuss

CD HMC 902033


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Frédéric Chopin

Le concert de 1842 chez Pleyel

Frédéric Chopin

Jouer sans rien faire d'autre qu'écouter

"Commençons par rassurer les réfractaires aux pianos anciens : jamais nous n'avons entendu un Pleyel du milieu du siècle sonner avec cette chaleur, cette présence, cette justesse, ces graves si chantants et pleins, ces aigus si naturellement intégrés à un médium chaud et rond. Pas même dans la série en cours de l'Institut Chopin de Varsovie.

Venons-en au programme : Chopin répugnait à jouer en public, et quand il sacrifiait à l'exercice, acceptait les habitudes de son temps. Elles privilégiaient les soirées partagées par plusieurs artistes, duraient fort longtemps et ignoraient l'idée même de cycles complets, voire d'œuvres complètes. Mais comme Chopin avait une oreille et un goût qu'il serait comique de discuter, il savait agencer tonalités et climats en sorte que le programme donné chez Pleyel, en 1842, n'a rien de composite : nous sommes au contraire plongé dans le rêve chopinien de manière fascinante. Planès se glisse dans la musique avec une humilité qui n'abdique rien de sa personnalité. Le Chopin de ce debussyste accompli ne ressemble à aucun autre : certes le chant est omniprésent, mais la main gauche n'est pas absente. A la façon baroque, elle mesure le temps qui passe et fait rentrer la droite au bercail quand elle est près de s'égarer : les préludes, mazurkas et nocturnes avancent avec une liberté fondée sur la respiration. Les embellissements de l'Opus 9 n° sont intégrés dans le souffle, et la cadence finale du Prélude op.45, pour une fois, reste attachée à ce qui la précède. L'Etude op.25 n° 12 impressionne, tant le piano y devient une houle terrifiante. L'Impromptu op. 51 chante avec une lenteur que ne soutiendrait pas le son trop lourd de nos Steinway - sauf peut-être sous les doigts magiciens d'Horszowski et Novaes. Même la Grande Valseen la bémol prend une autre allure, une autre tournure, elle devient un poème en écho à l'énigmatique Andante spianato qu'il faut jouer sans rien faire d'autre qu'écouter : et Planès écoute la musique de Chopin qui le guide." Alain Lompech

Diapason d'or Arte


Chopin chez Pleyel

Alain Planès, piano Pleyel 1836

(coll. Anthony Sidey)

CD HMC 902052

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